ELOGE DE LA FICTION JURIDIQUE
De ce fait, je m'interroge sur le bien fondé
d'une telle juridiction administrative au regard des droits
fondamentaux et libertés que la constitution française est censée garantir à chaque citoyen de France ?
En réalité, il me fallait appréhender la nature du processus de raisonnement de la justice administrative pour comprendre les mécanismes d'interprétation des textes de loi.
C'est chose faite car rien ne vaut une étude de cas réelle pour apprendre qu'il n'y a rien à attendre de la justice administrative dans ce jeu de dupe.
Le code de
l'urbanisme est rédigé par la collectivité elle-même et semble prévaloir
à tous les autres codes en particulier celui de l'environnement ou en tout cas de son étendue exhaustive et non limitative.
Où
plus exactement, et la situation est plutôt cocasse, le code de
l'urbanisme ne fait que s'habiller de verdissement du code de
l'environnement et il n'est pas là pour traiter les problèmes fondamentaux
du bien-être et de la qualité de vie en centre-ville dense, mais plutôt
de voir comment justifier de sa densification ultime sans compensation
réelle et sérieuse au moins équivalente d'un existant quel qu'il soit.
Notamment, avec le bouleversement
climatique, il conviendrait d'introduire des notions nouvelles pour
appréhender son environnement en centre-ville dense et faire évoluer
les règlements en anticipation des désastres à venir.
Le
saupoudrage d'Opération d'Aménagement et de Planification (OAP) et de Programme d'Aménagement et de Développement Durable (PADD) sur un Plan Local d'Urbanisme (PLU) orienté vers des aberrations
environnementales n'est pas de nature à rechercher un juste équilibre de
proximité.
Pire que cela, l'application des règlements
bafoue ce que la constitution française garantit à tous les citoyens :
ses droits fondamentaux et libertés et en particulier le droit de "chacun de pouvoir vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé".


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