LES ARBRES DU BONHEUR DENATURE

MODE D’EMPLOI : Comment dénaturer un quartier

en l'espace de 48h sans en consulter les habitants

 Le projet de construction projeté à la place d'une micro forêt

Du lundi 9 mai au mercredi 11 mai 2022 : alors qu’un panneau annonçant un permis de construire est installé le vendredi 6 mai, il ne faut pas plus de trois petits jours supplémentaires à une entreprise d’élagage missionnée par le promoteur immobilier SM Patrimoine pour arriver au 4 rue de Bourgogne, tronçonneuse à la main au mépris du respect de toutes les règles de droit des tiers.

Trois jours auront suffi pour massacrer 5 arbres centenaires dont l’armature et les houppiers culminaient à plus de 30 mètres de hauteur et constituaient un îlot de fraîcheur urbain (IFU) exemplaire en centre-ville dense et un espace paysager remarquable pour toutes ses fonctions écologiques inégalées.

Nous, habitants du quartier assistons à la scène d’horreur et nous sommes traumatisés par les agissements inconsidérés de destruction du monde vivant et de toutes valeurs humaines … nous n’avons pas eu le temps de nous retourner, d’envisager la moindre action pour arrêter le désastre puisque le promoteur, propriétaire d’un terrain privé, a décidé d’agir sans attendre le délai de recours des tiers.

Nous sommes totalement impuissants, horrifiés, agressés dans notre propre quartier. Un quartier qui est certes en plein développement avec de nombreux projets de rénovation, répertorié dans un secteur d’habitat dense en centre-ville, mais aussi en zone III UBb du PLU considérée comme la future extension du Site Patrimoine Remarquable (SPR) de la ville romaine.

Alors non, compte tenu des enjeux environnementaux actuels, il ne sera pas question de laisser disparaître la nature en ville sans réagir. Notre poumon vert local ne peut nous être arraché sans que nous ayons été consultés.

Nous consultons le permis de construire et dans le même temps les arbres tombent un à un, c’est une catastrophe écologique et une hérésie face à la biodiversité et le respect du monde vivant.

Que faire alors que tout a été mis en œuvre pour que nous n’ayons aucun recours possible sur l’espace paysager ?

Le droit de l’urbanisme rend légal ce type de comportement une fois un permis de construire accordé alors que le droit de l’Environnement le condamne.

Quel recours pouvons-nous avoir en si peu de temps ?

Le soutien du Comité de quartier sur le moment, qui se prolongera par la suite au fil des réunions hebdomadaires mais le mal est sciemment fait, il ne reste que des troncs meurtris, beaucoup d’amertume et des procédures judiciaires qui ont peu de chance de recouvrer la raison aux destructeurs de l’environnement bien plus préoccupés par le profit immédiat que le bien-être des générations futures.

Nous nous sentons des sous-citoyens méprisés et mis en danger pour toujours plus de profitabilité au détriment de la santé.

Le promoteur lui ne sera plus là après sa construction, mais nous nous espérions y vivre en harmonie avec un existant végétalisé magnifique.

Nous étions des habitants heureux de vivre dans ce quartier de plus en plus dynamique à proximité du centre d’une ville historique grâce à l'arrivée progressive de nouveaux habitants.

Nous n’avons plus qu’à prier que la nécessité de végétaliser les centres-villes permette de voir notre rue retrouver son charme d’antan avec des arbres dans la rue à défaut d’un jardin privé transformé en immeuble R + 3 de 12 m de hauteur de béton sans le moindre arbre donnant sur la rue.




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